BiographIE
un psychiatre pris de passion pour l’écriture
Comme beaucoup, j’ai découvert la science-fiction dans l’enfance avec Jules Verne. J’ignorais d’ailleurs qu’il s’agissait de SF. C’était pour moi des romans d’aventures extraordinaires. J’ai vraiment pris conscience de ce genre littéraire avec À la poursuite des Slans de A. E. van Vogt. Fut-il vraiment le premier livre de SF que je lisais ? Finalement, je l’ignore. Mais ce dont je me souviens avec force est que ce roman m’a hanté pendant des mois. Je devais avoir treize ou quatorze ans, et depuis la SF ne m’a plus lâché. Par la suite j’ai dévoré des dizaines et des dizaines de romans de SF, au premier rang desquels l’œuvre de van Vogt, qui fut pendant longtemps mon auteur préféré. Mais il y a eu aussi Dick, Silverberg, Heinlein et tant d’autres. À l’heure actuelle la SF demeure un genre littéraire que f-j’affectionne, bien que mon intérêt se soit aussi porté vers d’autres domaines de la littérature romanesque.
Il y a quelques années, la lecture, aussi captivante fût-elle, me laissait un goût d’inachevé. J’ai alors pris conscience que je voulais aussi produire quelque chose à mon tour, ne pas être seulement un consommateur de bonnes choses, mais participer au processus créatif. Des idées d’histoires, d’inventions futuristes, de scénarios me venaient fréquemment, puis s’évanouissaient pour laisser place quelque temps plus tard à d’autres idées, qui à leur tour disparaissaient. J’ai eu envie de structurer cela.
J’ai commencé à écrire en 2005 un premier roman de SF que je n’ai pas achevé. J’ai écrit quelques bouts de textes, dont une autobiographie, restés eux aussi en souffrance. Le déclic m’est venu avec Raccourcis vers le Storfatogl. Pour la première fois, l’écriture m’était facile et agréable. Par moments ça coulait presque tout seul. Mon principal inspirateur pour ce travail a été sans conteste Robert Heinlein.
Durant la période de rédaction (qui m’a pris pas loin de trois années) d’autres projets sont nés, dont un roman sur le vieillissement dans une société où la jeunesse sera érigée en idéal, et une nouvelle intitulée Blaster, écrite pour le concours Galaxie Note, dont je suis plutôt fier, mais qui n’a pas été retenue par le jury. J’avais mal lu la consigne et avais rédigé un texte de 5000 sec et non de 5000 mots ! Et petite consolation : il s’agissait d’un concours littéraire ouvert à tout genre, mais aucun des cinq membres du jury n’était un auteur de SF. À part cette nouvelle, toutefois — que depuis j’ai augmentée, remaniée et, je pense aussi, améliorée — j’ai voulu ne me consacrer qu’à Raccourcis vers le Storfatogl afin de ne pas courir deux lièvres à la fois. Lorsque ce roman a été achevé, lu et relu d’innombrables fois, j’ai écrit six micronouvelles pour le prix Pépin 2014 et des nouvelles pour le prix Alain le Bussy 2014 ainsi que le concours Geekopolis, puis je me suis attaqué au Vagabond de l’étrange (dont le 1er titre a été Le Royaume incertain, puis Le Royaume singulier). Le Royaume incertain a été en partie travaillé dans le cadre du challenge 1er jet de Cocyclics.
Une grande partie de mes idées m’est venue et me vient encore en rêves. C’est le cas de Raccourcis vers le Storfatogl auquel j’ai pensé un matin au réveil après avoir rêvé que, pressé et en retard, je trouvais un chemin dans un immeuble haussmannien qui me permettait d’arriver en avance.
Mon métier m’a amené à traduire des textes (de psychopharmacologie) rédigés en anglais, et publier quelques articles médicaux.





